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LES FORTIFICATIONS DE CAMBRAI Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par BDELCROIX   
07-04-2015

Cambrai, ancienne ville fortifiée ...



Cambrai, cité archiépiscopale a conservé des vestiges de son passé militaire glorieux : une Citadelle édifiée au XVIe siècle par Charles Quint.



Les fortifications

C'est vers la fin du XIXème que fut prise l'initiative par la municipalité de détruite les anciennes fortifications pour permettre un essor de l'espace industriel de la commune.

  • Tours et courtines :

Durant toute la période médiévale, la fortification urbaine sera toujours basée sur un principe simple : la ville doit être ceinte de murs, appelés courtines, le long desquelles des tours de défense sont implantées. Des portes de villes, au nombre variable, assurent le contrôle des accès de la ville. A Cambrai, l'enceinte médiévale évoluera à plusieurs reprises.

  • Tour des Sottes : Ancienne tour Saint-Fiacre

L’enceinte du XIVe siècle, poursuivie au XVe, avait quatre kilomètres de circonférence. Elle était jalonnée d’une cinquantaine de tours de flanquement, dont seules subsistent la tour des Sottes et la tour du Caudron. La tour des Sottes a préservé son appareil de belle pierre du Cambrésis jusqu’à la base de l’ancienne terrasse. Son soubassement de grès est aujourd'hui enterré. A son sommet, un dispositif en encorbellement rappelle la présence de latrines dans cette tour. L'accroche de la courtine est toujours perceptible sur le côté de la tour. L'accès au niveau défensif se faisait par le chemin de ronde, par une porte aujourd'hui murée. A sa base, le fossé, profond de trois mètres, s’étendait jusqu’à l’autre côté du boulevard. Ils étaient un élément supplémentaire de défense pour lutter contre l’ennemi selon un principe existant depuis l’Antiquité.

  • Tour des Arquets

Il s'agit d'un rare et remarquable exemple de porte d'eau.La tour des Arquets est en faite une porte d’eau alimentée par l’Escaut. En avant de celle-ci, deux batardeaux en communication avec la rivière permettaient d'en réguler le niveau. La fermeture des vannes de la porte, bloquant sous les trois arcades le passage de l'Escaut, provoquait l’inondation des fossés en avant des remparts. C’était un point crucial de la défense. L’intérieur, de plan rectangulaire, s’élève à douze mètres de hauteur sur trois niveaux. Les voûtes d’ogives quadripartites de la salle de garde sont dotées de clefs sculptées et retombent sur des culots anthropomorphes ou fantastiques. Cette tour des Arquets voisine avec la tour du Caudron. Elle subsiste sur un seul niveau et assurait la protection de la porte d’eau à laquelle elle se reliait par une courtine.

  • La Porte Saint-Ladre

permettait d'accéder à la route de Solesmes. On distingue la niche qui abrita après 1467 une statue de Notre-Dame. C'est par ce passage que les évêques firent pendant près de 150 ans leur entrée officielle dans la cité.

  • La Porte de Paris : ancienne porte du Saint Sépulcre (1390)

Elle fut conservée à une seule voix de majorité ! lors du vote du Conseil Municipal en 1893, cette ancienne porte-châtelet à deux tours est l'œuvre de l'architecte Saint-Quentinois Gilles Largent. La Porte du Saint Sépulcre, porte-châtelet à deux tours, est un exemple représentatif de la période de la Guerre de Cent Ans. Elle possédait deux tours de défense côté campagne, qui étaient séparées par un passage voûté. La plupart des tours étaient percées d'embrasures de tir, alors des archères. Leurs parties supérieures étaient dotées de créneaux et de merlons, parfois de mâchicoulis. Ces dispositifs furent rapidement supprimés avec les progrès de l'artillerie, qui provoquèrent finalement la disparition des fortifications médiévales.

  • Porte Notre-dame :

Vestige des anciennes fortifications, elle a été construite au début du XVIIème (1622-1623); elle doit son nom à la statue de la Vierge qui orne sa face extérieure. Au fronton, un soleil rappelle la gloire de Louis XIV.

  • Le château de Selles :

Édifié selon un plan pentagonal, son emplacement permit de la faire profiter d'une possibilité d'inondation des fossés par les eaux de l'Escaut. Son architecture est exceptionnelle : elle intègre en effet pour l'une des toutes premières fois en France la présence de deux niveaux de galeries de circulation interne à l'intérieur des courtines. Durant des siècles, le château de Selles servit de prison. C'est pour cette raison que l'on, peut y trouver l'une des plus belles collection de graffiti de France. Une récente rénovation permit d'en faire la Cité Judiciaire de Cambrai.



Les principaux monuments



  • La Cathédrale Notre-Dame :

Jadis abbatiale du St Sépulcre, elle a été érigée en cathédrale après la Révolution. C'est un édifice du début du XVIIIème siècle, plusieurs fois remanié; la tour date de 1876.
La chapelle absidale recèle le monument à Fénelon, sculpté par David d'Angers en 1826 : le prélat, à demi étendu, se tourne vers les cieux dans un élan romantique.

  • La Chapelle du Grand Séminaire :

Elle est située en retrait d'un square au centre duquel a été placée, en 1947, la statue de Fénelon, en pierre blanche, œuvre d'Auricoste, baroque, théâtrale et mouvementée.  

  • La Maison espagnole :

Cette maison de bois à pignon couvert d'ardoises remonte du XVIème siècle. Elle est représentative de l'habitat privé du Moyen-Age et du XVIème siècle qui constitue les 2/3 du parc immobilier de la ville au début du XVIIIème siècle. : maison de bois à pignon couvert d'ardoises remonte du XVI ème siècle. Elle est représentative de l'habitat privé du Moyen-age et du XVI ème siècle qui constitue les 2/3 du parc immobilier de la ville au début du XVIIIème siècle.

  • La Place Fénelon :

Elle a été tracée sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale, splendide monument gothique dû à Villard de Honnecourt et démoli après la Révolution; du palais archiépiscopal où vécut Fénelon subsiste seulement le portique d'entrée du XVIIème siècle.

  • L’Église St Géry :

Elle est dominée par une tour de 76 m de hauteur, ancienne abbatiale St-Aubert, cette église occupe le site d'un temple dédié à Jupiter Capitolin. La construction de l'édifice, d'un style classique très sobre, s'est poursuivie de 1698 à 1745, sur un plan étendu, comprenant notamment un chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes, ce qui est relativement rare dans les églises de l'époque. : dominée par une tour de 76 m de hauteur, ancienne abbatiale St-Aubert, cette église occupe le site d'un temple dédié à Jupiter Capitolin. La construction de l'édifice, d'un style classique très sobre, s'est poursuivie de 1698 à 1745, sur un plan étendu, comprenant notamment un chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes, ce qui est relativement rare dans les églises de l'époque.
 Le beau jubé ( 1632 ) qui clôturait l'entrée du chœur a été transféré en bas de la nef : c'est un exemple de style baroque, par le contraste de marbres rouges et noirs, le décor sculpté, oeuvre des frères Marsy, empreint de mouvement et même d'agitation : hauts-reliefs relatant les miracles du Christ, statues d'albâtre. La chaire monumentale, édifiée en 1850, est l'œuvre d'artisans cambrésiens.
Un mobilier du XVIII ème siècle orne le chœur : autel et surtout boiseries à médaillons contant l'histoire de saint Augustin et celle de saint Aubert.
Dans le bras gauche du transept, on admirera une Mise au tombeau, immense et dramatique toile de Rubens.

  • La Grande-Place : en grande partie reconstruite après la guerre 14-18.

  • L'Hôtel de ville :

Il a été édifié en 1786 sur les plans de l’architecte parisien Antoine; il est surmonté par un campanile à colonnes qu'encadrent deux jaquemarts, Martin et Martine.

De l'angle Sud-ouest de la place se détache le mail St-Martin, longue esplanade offrant une bonne perspective sur le beffroi, ancienne tour St-Martin haute de 70 m, seul vestige de l'église du même nom.

  • Le Musée municipal :

Conçu dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle restauré et s'intégrant dans une architecture résolument contemporaine.
Archéologie : civilisations préhistoriques, protohistoriques, gallo-romaine et mérovingienne de la région de Cambrai
Sculptures du XIIème au XVIIIème siècle, fragments d'architecture monumentaux provenant d'églises et de couvents de Cambrai. Spectacle audiovisuel avec jeux lumineux présentant l'Histoire du plan relief de la Ville.
Peinture des Pays-Bas de la fin du XVI ème et du XVIIème ainsi que la peinture et la sculpture des XIXème et XXème siècles illustré par Ingres, Chassériau, Claudel, Rodin, Bourdelle, Utrillo, Van Dongen, Gromaire, Zadkine et six œuvres du sculpteur contemporain Georges Jeanclos. 





Dernière mise à jour : ( 07-04-2015 )
 
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